Le nouveau projet immobilier à la place du lycée

Le par

Le nouveau lycée ne se fera pas sur le terrain de la côte Sainte Catherine

J’en ai fait mon deuil quelque soit la collectivité, la ville ou la région, qui en porte la responsabilité. Si je résume : Refus de reconstruire l’école Henri Wallon et d’agrandir le lycée en 2005, retrait du terrain promis de la côte Sainte-Catherine en janvier 2012 alors que le Programme Prévisionnel d’Investissement pour les lycées se réunissait en novembre 2012 , proposition maintenant d’un nouveau terrain sur le parc d’activités … bref, mes enfants n’iront pas dans le nouveau lycée du Plessis mais il reste peut être un espoir pour d’autres : à nous d’être attentifs au devenir de la nouvelle parcelle désignée par la ville mais là n’est pas le sujet du jour…

Plus de détail sur la longue histoire du nouveau lycée au Plessis-Robinson

Du coup, une résidence immobilière va s’implanter

Le maire avait prévenu, il faut bien le reconnaître, que ce terrain, implanté au bord du bois de la solitude, devait générer du cash pour la ville et donc être revendu à un promoteur. Et, en effet, le conseil municipal du 10 avril 2014, délibérait sur la vente de ce patrimoine à Foncière Construction.

La délibération soumise au vote était un peu lapidaire puisqu’elle évoquait la vente de la parcelle pour édifier une construction de 9700 m² pour un prix de vente de 12 049 000€ HT (sot 1240€/m²). En demandant quelques détails, le projet est devenu plus clair puisque sur les 11 051 m2 de la parcelle, le promoteur propose de réaliser 6 immeubles d’une surface de 9 717 m2 sur un sous-sol de 199 places de parking, répartie en 8 702 m² de logements et 1 015 m² pour une nouvelle crèche (qui sera donc revendue à la ville une fois construite).

Suite à notre questionnement, le maire a précisé qu’il n’y aura pas de logement social dans le cadre de cette opération (la ville en ayant, selon lui, déjà suffisamment) mais a évoqué la possibilité qu’une partie des logements soit accessible à prix maitrisés. Passons sur le fait qu’il reste peu probable qu’un promoteur accepte de « brader » une partie de son opération sans effort de la ville sur le prix du foncier et prenons acte des propos du maire… affaire à suivre.

Avec une nouvelle crèche … et la promesse d’une future opération

Ainsi, la ville prévoit d’implanter une nouvelle crèche sur le chemin de la côte Sainte Catherine à côté donc de l’actuelle crèche des petits mousses? A nos questions sur la coexistence de ces deux crèches, le maire a précisé son projet : Transférer les petits mousses dans la nouvelle crèche et revendre le terrain pour construire un nouveau programme immobilier.

Voilà le véritable plan dévoilé, la vente du premier terrain ne permettait pas à la ville de dégager suffisamment d’argent. C’est bien la vente de la parcelle de l’actuelle crèche qui permettra de faire des bénéfices (estimés à une dizaine de millions d’euros). C’est sans doute ce qui explique que le prix auquel la ville rachètera l’équipement public ne soit pas précisé (ma question en séance n’a d’ailleurs reçu de réponse ni du maire ni des services techniques) : peu importe vus les bénéfices attendus.

Quelles sont les conséquences de cette urbanisation?

En premier lieu, le terrain est mixte avec une partie significative d’espaces naturels inconstructibles et un peu moins de 7000 m ² où seront donc édifiés les bâtiments. La partie naturelle étant « sanctuarisée », la parcelle restante va être fortement impacté pour supporter les bâtiments, les servitudes, les cheminements et les parkings. L’opération contribuera donc fortement à l’ imperméabilisation de la parcelle en bord d’espaces naturels et d’espaces boisés classés.

Par ailleurs, la centaine de logements de cette opération entrainera de nouveaux besoins pour les écoles et en particulier pour l’école Anatole France (la plus proche) qui devra probablement intégrer une centaine d’enfants d’ici 2 ou 3 ans.

Enfin, le promoteur propose un parking d’un peu moins de 200 places pour les logements. Il faut ajouter les 70 enfants déposés ou récupérés par leurs parents le soir et bien sur le parking de la future opération. Compte tenu de l’accessibilité du chemin de la côte Sainte Catherine, il existe un risque, pour ne pas dire une certitude, d’engorgement sur le carrefour entre le chemin, la rue Paul Rivet et le boulevard du moulin de la tour. A mon questionnement à ce sujet, il m’a bien été confirmé qu’aucune étude de circulation (note: étude permettant de modéliser l’impact de ce type d’opération sur la circulation et donc d’anticiper les problèmes à venir) n’avait été menée mais que bien sur, les aménagements (sans précision) seraient faits… affaire à suivre.

Pourquoi une deuxième opération était inéluctable?

Comme évoqué en ôtant les 1000m² d’équipement public qui seront rachetés par la ville, c’est en fait le droit à construire de 8700m² qui est vendu par la Ville. Les recettes pour la commune sont donc de 10,8 M€ (8700*1240). Considérant le prix que la commune a dépensé pour acquérir ce terrain (11M€) plus les travaux de « démolition/aplanissement » qu’elle a menée dessus (j’avais noté 613 000€ dans les comptes administratifs de 2012 et n’ai pas pu vérifier en 2013 faute de disposer des comptes administratifs), le coût pour la commune est donc à minima de 11.6M€. De manière factuelle, la commune enregistre, indépendamment du nouvel équipement dont nous ne pouvons définir aujourd’hui le coût final, une perte d’au moins 800k€. Voilà qui explique la nécessité de la nouvelle opération CQFD

Retrouvez mon intervention au conseil

Illustration terrain cote sainte catherine

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