Débat sur le projet de ville (PADD) – Conseil municipal du 18/12/14

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Le débat sur le Plan d’Aménagement et de Développement Durable est un passage obligé de la révision de Plan Local d’Urbanisme. Le PADD constitue le projet de ville à 10/15 ans. Cela pourrait être un débat passionnant où chacun exprime sa position sur le devenir de la Cité. Au Plessis-Robinson, c’est une parodie de débat où seul le projet présenté serait bon et où toute question serait politicienne.  Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai voulu poser deux questions préliminaires :

  • A quoi correspondent les 3 hectares d’espaces verts que le PADD annonce vouloir consommer ? A vrai dire, et de l’aveu même du maire, cela n’a été calculé que pour faire plaisir à l’Etat. Les services de l’urbanisme ont complété le propos en indiquant qu’il s’agissait de déclasser toutes les petites parcelles boisées de la ville (EBC) jugées (sans doute financièrement)  inexploitables en l’état : sans commentaires !
  • Quel était l’impact prévisible de ce projet de ville sur le nombre de Robinsonnais ? Le maire a refusé de répondre (voir plus loin) en disant que de toute façon le SDRIF imposait de densifier la Région, que si je n’étais pas content je n’avais qu’à me plaindre à mes amis et que seule son action protégeait le Plessis-Robinson de cette densification forcenée.

Le maire a choisi d’intégrer ce débat au conseil municipal du 18 décembre 2014 particulièrement chargé et en dehors du processus que le conseil avait voté 2 mois plus tôt (1). De fait, au bout d’une demie heure de débat, il l’a interrompu au prétexte qu’on « n’allait pas y passer la nuit » : dommage, il me semblait raisonnable de consacrer un peu plus de 30 minutes à débattre du projet de notre ville à 15 ans !

Compte tenu de l’importance de ce sujet, j’ai souhaité revenir sur ce débat, sur les intentions de la majorité et  sur ce que nous aurions souhaité mettre au débat.

Le diagnostic

Le débat était précédé d’une séance de rattrapage pour les absents des réunions de concertation. Il est vrai que le peu de publicité faite autour de ces réunions comme le caractère excentré de la salle Galilée où elles se déroulaient, n’avaient pas favorisé la venue de beaucoup de monde. La section du parti socialiste avait démontré les manques du diagnostic donné à voir. Six mois après, le diagnostic n’a pas évolué. La présentation est encore disponible sur le site de la ville ainsi que le diagnostic plus complet … datant de début 2013.

Le projet de ville

PADD_Projet

L’esquisse du projet de PADD du Plessis‐Robinson se décline en quatre grands axes. A la lecture de ces axes, je ne peux qu’y souscrire sauf qu’en ce domaine comme dans tant d’autres, il est indispensable de nommer les choses, de comprendre ce que ces termes signifient pour le maire et finalement d’aller au-delà des belles intentions perçues en première lecture:

  • Ainsi, lorsque le maire dit vouloir « Poursuivre l’amélioration du cadre de vie », il faut entendre : poursuivre ce qui a été fait sur la « ZAC Cité-Jardin » (détruire 750 logements sociaux excluant les plus fragiles puis les classes moyennes chassées par la gentrification(2) organisée) d’abord sur le secteur Ledoux puis au-delà du marché ; construire une nouvelle ZAC sur le secteur NOVEOS, quitte à déloger les entreprises industrielles ou logistiques ; poursuivre l’extension de nouveaux immeubles autour du secteur Colbert le long de l’avenue de la résistance…  Il faudrait, selon son document,  accompagner au mieux le développement démographique de certains quartiers. C’est là un de nos nombreux points de désaccord : le développement de la population ne doit pas être accompagné mais anticipé, organisé puis déployé.
  • De même, lorsque le maire souhaite « Affirmer la mixité », il ne s’agit pas de développer les logements sociaux ou les activités dans les quartiers anciens (qui a souvenir de la création d’un seul logement social dans un quartier ancien depuis 25 ans ?) mais de faire baisser la part du logement social à l’échelle de la ville en construisant toujours plus de logements de standing. Il ne s’agit pas non plus de favoriser l’implantation d’entreprises dans les anciens quartiers comme dans les nouveaux qui permettraient de donner des clients à nos petits commerces.
  • Dans la définition de la majorité municipale, « Moderniser l’activité économique » ne signifie pas rénover le bâti dédié à l’activité économique (comme le fait actuellement la Boursidière) mais seulement détruire l’activité économique jugée insuffisamment noble. Par exemple, la dernière entreprise industrielle produisant réellement sur la ville est locataire au sein d’un bâti situé 11 avenue Descartes. La ville a racheté la parcelle : son bail est rompu et l’entreprise doit, rapidement, quitter le Plessis-Robinson.
  • Enfin, « Poursuivre les actions de développement durable » se limite à exprimer des banalités ou des actions engagées par d’autres (l’OPH avec la géothermie, la CAHB avec les points d’apport volontaire, le CG 92 avec la limitation du ruissellement des eaux de pluie…). Le schéma de continuité écologique me semble louable mais les actions de la majorité semblent contredire ses ambitions . De même, comment ne pas mettre en perspective la volonté affichée de développement des pistes cyclables et le bilan de la ville en ce domaine depuis 25 ans !

Avec une telle vision des choses, le projet se résume à poursuivre la « réhabilitation » des quartiers de logements sociaux avec un premier focus sur le secteur Ledoux (adieu la tour, adieu les bâtiments en face de l’église) et développer des logements sur NOVEOS pour rentabiliser les nombreuses préemptions menées avenue Descartes ou dans la ZIPEC.

Pourquoi le maire doit assumer ses choix et ne plus se cacher derrière le Schéma Directeur Régional d’Île-de-France ?

Depuis 20 ans, le maire densifie la ville en se cachant derrière le SDRIF dont il « protégerait » même les Robinsonnais. Avant de démontrer l’inanité de l’argument, je pense utile de rappeler que je suis partisan du SDRIF, de l’effort de construction qu’il représente mais aussi du rééquilibrage est/ouest qu’il sous-tend. La loi impose la construction de 500 000 logements par an en France, ce que le SDRIF traduit par l’objectif de 70 000 logements par an pour notre Région. Répartir uniformément ces logements n’aurait pas de sens et c’est pourquoi :

  • La loi du Grand Paris  s’est accompagné de Contrats de Développement Territoriaux (CDT) qui sont des contrats entre des collectivités et l’Etat pour  favoriser le développement des territoires stratégiques du Grand Paris. Du fait de leur caractère stratégique, ces territoires assument à eux seuls la moitié de l’objectif francilien soit 35 000 nouveaux logements par an. Le Plessis-Robinson ne fait partie d’aucun CDT.
  • Le Grand Paris Express doit permettre la création de 205 kilomètres de lignes automatiques et de 69 nouvelles gares. Compte tenu de l’attractivité autour de ces nouvelles gares,  le SDRIF prévoit la création de 10 000 nouveaux logements par an autour de ces gares. Le Plessis-Robinson n’accueillera aucune gare.
  • De fait, le reste de l’Île-de-France (non intégré à un CDT et dépourvu de nouvelles gares) a ainsi un objectif de construire 25 000 nouveaux logements par an c’est à dire à peu moins que l’effort de construction constaté en Île-de-France depuis 15 ans (bien éloigné de la densification constatée au Plessis-Robinson dans la même période).

Le préfet établit ainsi un objectif pour le Plessis-Robinson d’une croissance de 15 % du nombre de logements (par rapport à 2013) d’ici 2030 . Notre ville comptant un peu moins de 13 000 logements, s’inscrire dans le SDRIF revient à construire un peu moins de 2 000 logements en 17 ans soit 115 logements par an ! 

Ce SDRIF, qui est donc le plus exigeant que nous ayons jamais connu, ne demande « que » de construire 115 logements par an soit près de 3 fois moins que ce que le maire a imposé à la ville depuis 10 ans ! Mais alors pourquoi construire autant ??? 

Pourquoi le maire refuse-t-il de chiffrer l’augmentation de population liée à son projet de ville ?

J’ai donc demandé au maire, en terme d’accroissement de population, ce qu’il fallait attendre de son projet de ville. Il a refusé de répondre. Je ne ferais pas l’insulte au maire, et encore moins aux services qui l’encadrent, de croire qu’il en est incapable. De son propre aveu, il craint que ses opposants s’en servent contre lui. Pourtant, les chiffres dont il dispose doivent être justes tout comme ceux dont il disposait en 2004 avant la « Cité-Jardin » sauf qu’il sait qu’il ne pourra cette fois les minorer pour rassurer la population. C’est vrai qu’à relire les chiffres donnés en 2004, on mesure l’écart entre les annonces de l’époque et la réalité que nous constatons aujourd’hui :

Déclaration du maire en 2004 - population du Plessis en 2015

Je ne m’y trompe pas. Les chiffres cités à l’époque étaient très éloignés de ceux dont il devait disposer et qui devaient eux être très proches de la réalité (la démographie est très très prévisible). Ses allégations de l’époque n’étaient destinées qu’à « rassurer » les Robinsonnais quitte à les (se) tromper. Aujourd’hui, il réclame la confiance !

Le maire refuse donc d’annoncer les chiffres liées à son nouveau projet de ville. A bout d’argument lors de ce débat, il a fini par révéler son réel objectif. Oublier les bonnes intentions du PADD : la réalité est bien plus idéologique et sans grand rapport avec la ville durable dont il aime à se prévaloir.

Quel objectif le maire poursuit-il vraiment?

A bout d’argument, le maire a indiqué que ce qui le motivait, le seul objectif qui guidait et guidera la ville est de ramener la part de logements sociaux à 25% des logements du Plessis-Robinson. Au-delà de la pauvreté conceptuelle de l’objectif, au delà des confusions sur le pourcentage actuel (3) et au-delà du fait qu’il y a quelques années le même maire annonçait que le ratio idéal était selon lui de 40/45% de logements SRU, quelles sont les conséquences de cet objectif pour le devenir de la ville?

Le Plessis-Robinson compte 13 000 logements aujourd’hui. Sans détruire de logements sociaux, ramener seulement le taux de 42% à 30% reviendrait à construire plus de 5 000 nouveaux logements privés (soit 3 fois plus que la ZAC Cité « jardin »). La ville passera de 30 000 habitants à 40/45 000 habitants! Le voilà le chiffre que le maire ne voulait pas donner !!

Bien sur, il dira que ce chiffre est du « n’importe quoi« . Ne disait-il pas que nous criions au loup lorsque nous évoquions en 2004 que le Plessis-Robinson compterait 29 000 habitants en 2014 ? Nous sommes presque 30 000 aujourd’hui ! Non seulement l’histoire nous a donné raison mais en plus nous avions sous-estimé la réalité.

Pourquoi construire autant de logements est une mauvaise idée au Plessis-Robinson?

Le Plessis-Robinson bénéficie de nombreux atouts mais la ville souffre, par exemple, cruellement de transports en commun et de routes dignes de ce nom. Les équipements publics (crèches, écoles …) peuvent, au prix d’efforts financiers conséquents, être adaptés aux besoins d’une telle population mais qu’en est-il ?

  • des transports en communs ? Malgré l’effort conséquent de la Région depuis 15 ans, les transports en commun sont longs à déployer et ne sont pas prioritaires pour le Plessis-Robinson. C’est d’ailleurs pour cela que le SDRIF nous fixe un objectif (voir ci dessus) si « mesuré ». Le Grand Paris Express ne passera pas par le Plessis-Robinson et le tramway T10 dont les travaux doivent commencer en 2017 ne sera pas disponible avant au moins 10/15 ans. Il répondra sans doute aux besoins actuels (notamment pour les employés de NOVEOS) mais ne sera pas une solution pour autant de nouveaux Robinsonnais.
  • des routes? La ville n’est traversée que par 3 départementales qui saturent déjà aujourd’hui. Comment pourront-elles absorber le flux de ces nouvelles voitures alors que seuls 16% des Robinsonnais vivent et travaillent au Plessis-Robinson ? La nouvelle bretelle de l’A86 qui doit passer dans NOVEOS ne risque-t-elle pas d’entraîner plus de circulation de transit ? Le Partenariat Public Privé « voirie », au delà de son coût surdimensionné, a figé 40% de nos routes pour 20 ans et il faudra donc, malgré l’arrivée de ces nouveaux habitants s’en contenter.

Le maire, même s’il tente de faire sans succès peser la responsabilité sur la Région, le reconnait d’ailleurs : les infrastructures doivent précéder l’arrivée de nouveaux logements. Seulement, il doit rentabiliser les terrains achetés sur NOVEOS, seulement il veut faire baisser le taux de logements sociaux, seulement il veut être le maire d’une grande ville…

Pourquoi la ZAC NOVEOS est-elle une fausse bonne idée ?

PADD_Projet_NoveosEn premier lieu, il est indispensable de conserver en Île-de-France, et plus encore en première couronne, des zones d’activités industrielles et logistiques. Nous ne pouvons accepter de repousser toujours plus loin les lieux de stockage et de distribution sauf à vouloir encourager toujours plus de déplacements, toujours plus de Gaz à Effet de Serre. Le maire est d’accord sur ce sujet tout comme le SDRIF qui encourage de maintenir de telles activités à proximité de l’A86. Tout le monde est d’accord sauf que le maire n’en veut pas dans sa ville : à Clamart, à Vélizy… n’importe où mais pas dans sa ville. Il participe au classique « Pas dans mon jardin » qui caractérise ceux qui veulent profiter d’installations sans jamais en subir les conséquences : le maire veut du T10 mais pas de son Site de Maintenance et de Remisage ; le maire reconnait l’intérêt des zones logistiques mais plus sur NOVEOS.

Par ailleurs, la situation des transports aux abords de NOVEOS est déjà préoccupante. Tous les matins, il n’y a qu’à se mettre devant Renault ou devant MBDA pour constater les bouchons qui se créent. Qu’en sera-t-il lorsque des nouveaux habitants viendront s’installer? Les entreprises citées accepteront-elles ce surplus de saturation ? Plus globalement, ces sociétés (notamment MBDA) se sont installées là car elles souhaitaient être en retrait des habitations compte tenu de leurs activités sur site. MBDA est un concepteur de missiles qui ne rêve sans doute pas, pour des raisons de sécurité, avoir des riverains. A l’heure où le chômage frappe de plus en plus de nos concitoyens, je vois là un risque de fuite de nos entreprises qui me semble d’autant plus inacceptable que la ville a, depuis des années, exclu plusieurs sociétés en préemptant les parcelles et en mettant fin aux baux existants.

Le projet proposé semble faire l’impasse sur le futur lycée du Plessis-Robinson. La dernière modification du PLU avait « déplacé » l’emplacement réservé du terrain de la côte Sainte Catherine vers l’emplacement actuel de la ZIPEC : ce secteur est maintenant consacré aux logements ? Comment être « crédible » auprès de la Région en changeant 3 fois l’emplacement en 10 ans et en affichant,  18 mois après la dernière modification, le nouvel emplacement comme une zone consacrée aux logements ? Dès que le mot « Lycée » est cité, le maire se met à vociférer sur la gestion du dossier par la Région mais comment choisir une ville pour construire un lycée si cette ville ne l’indique même pas dans son PADD ? 

La zone elle-même, traversée par une ligne à Très Haute Tension, n’est propice ni aux logements ni aux équipements publics de type école (qui supposent une présence longue des enfants). Bien sur, le maire promet (depuis 15 ans) de l’enfouir mais s’il n’est pas prouvé que cela limite les risques, il est par contre avéré que cela amplifie les zones non constructibles (EDF doit pouvoir accéder à la ligne). Le coût (plusieurs dizaines de millions d’euros) semble prohibitif à moins de le répartir sur des milliers de logements.

Quel contre-projet de ville aurions-nous souhaité mettre au débat?

L’urbanisme doit anticiper les besoins de la population et prendre en compte l’environnement. En moins de 10 ans, le Plessis-Robinson a vu sa population croître de 30%. La ville a besoin de faire une pause pour absorber et satisfaire ses nouveaux habitants, pour adapter les équipements publics (en particulier lancer et/ou finaliser les réhabilitations/extensions des écoles), pour asseoir son budget sans se lancer dans une fuite en avant où seule la spéculation immobilière guide le devenir de la ville.

Une pause ne signifie pas l’immobilisme. Cette pause peut être mise à profit pour :

  • requalifier quelques entrées de ville (Clamart, Fontenay…),
  • donner enfin au Plessis-Robinson le nouveau lycée nécessaire,
  • repenser les plans de circulation et de stationnement,
  • organiser les continuités écologiques entre les parcs de la ville ou du département,
  • redonner du sens à la mixité et rendre à la préemption son vrai rôle : ponctuellement ajouter du logement social dans les quartiers qui en sont dépourvus et réciproquement permettre quelques opérations privées dans les secteurs quasi exclusivement dédiés au logement social,
  • lutter contre la gentrification de la ville en redonnant des opportunités aux classes moyennes et aux jeunes de rester dans notre ville,
  • revitaliser les pôles commerciaux de proximité (Colbert, le Pierrier, le moulin Fidel…),
  • autoriser et encourager la création de quelques bâtiments de bureaux dans la ville (à proximité du T6 ou de la gare RER de Robinson),
  • encourager les jardins partagés au cœur des résidences et plus généralement repenser l’espace public comme un lieu de lien social,
  • proposer au Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF)  quelques parcelles préemptées par la ville sur NOVEOS pour installer le futur Site de Maintenance et de Remisage du T10,
  • faire un partenariat avec la SAIGI (administrateur de NOVEOS) pour revaloriser les industries et activités logistiques de la zone tout en profitant des réaménagements pour lier le coeur de la ville à cette zone un peu excentrée pour lui donner une vie le WE (loisir, sport, services…) et pour donner envie aux employés de venir consommer en ville,
  • faire du Plessis-Robinson un modèle de ville durable en étendant et imposant le réseaux de chaleur issu de la géothermie ; en favorisant une densification douce du type BIMBY ; en permettant la sur-élévation de quelques immeubles dans certains quartiers pour financer en partie les réhabilitations thermiques ; en encourageant les toitures végétalisées ou les panneaux solaires…

Je crois possible d’améliorer vraiment le cadre de vie des Robinsonnais actuels sans obérer celui de ceux de demain. C’était le sens de notre projet lors des élections municipales de 2014 : souffler, penser, panser et rebondir!

Encore faut-il ne pas avoir comme boussole une course au gigantisme et ne pas être enfermé dans une fuite en avant budgétaire où seuls les achats / reventes de terrains permettent à la ville d’équilibrer ses comptes. Tous ces éléments peuvent et doivent être mis au débat. J’espère que le maire réunira un jour une commission consacrée à ce projet de ville où chacun pourra, de manière constructive, exprimer son point de vue et interroger celui de l’autre avec l’objectif d’aboutir à une vision commune du devenir de notre Cité…

Notes:

(1) Lors du conseil municipal du 22 septembre 2014, le conseil a voté le processus de révision du PLU. En particulier le débat du PADD au conseil devait être précédé par un article dédié à ce sujet dans le Petit-Robinson. Notre bulletin municipal n’a toujours malheureusement pas abordé le PADD montrant l’incapacité de la ville à respecter les délibérations votées par son conseil municipal 2 mois avant. 

(2) La gentrification désigne une forme particulière d’embourgeoisement qui concerne les quartiers populaires et passe par la transformation de l’habitat, voire de l’espace public et des commerces. Avec les « réhabilitations » et la revalorisation des espaces verts, des quartiers deviennent plus attractifs, les prix de l’immobilier s’envolent, les commerces bon marché sont remplacés par des enseignes de marque ou des services coûteux et les classes populaires ou moyennes, justifications originelles de ces améliorations, sont touchées par la précarité et/ou n’ont plus qu’à partir plus loin. La ZAC Cité « Jardin » est l’archétype de ce phénomène de gentrification

(3) Le chiffre actuel de 42% (daté de 2011)  que le maire aime à rappeler correspond aux logements relevant de la loi SRU et intègre donc les établissements pour les personnes âgées (pas forcément réservés aux populations économiquement fragiles) et certains logements de fonction. Le taux réel de logements dits sociaux (c’est à dire loués  par des bailleurs sociaux et soumis à des règles de revenu) est de 33 % au Plessis-Robinson. Ainsi, si le nombre de logements SRU est stable depuis 25 ans, le nombre de logements proposés par des bailleurs sociaux lui baisse.

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  • […] gentrification (forme particulière d’embourgeoisement qui concerne les quartiers populaires et passe par la trans…) est accentuée par la demande de la ville de continuer à exonérer de surloyer les logements […]
    par Pour la mixité sociale au Plessis-Robinson, nous EELV soutenons la justice et les avis de la Miilos et de la Cour des Comptes et non notre maire ! | Le Plessis Robinson le 01/05/2015

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