Avenants aux marchés des travaux de construction du Pôle Culturel

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Alors que la commune multiplie les attaques sur le pouvoir d’achat des Robinsonnais, j’ai voté contre les avenants proposés pour le pôle culturel lors du conseil municipal du 9 juillet 2015.

Ces avenants sont injustifiés :

  • une demande concerne la prise en compte de portiques RFID antivol, alors que le cahier des charges de 2010 précisait (P24) : « le système antivol prévu est de type RFID » ;
  • une demande prévoit un surcoût pour mettre une borne de retour des ouvrages en façade du pôle culturel alors que le cahier des charges de 2010 indiquait (P23) : « De plus, une boite de retour est disponible 24*24 grâce à son interface à l’extérieur du bâtimentt »;
  • une autre justifie un avenant pour installer de la fibre optique pour permettre le passage de données et d’images alors que le cahier des charges de 2010 précisait (P73) que « le réseau VDI sera réalisé avec une technologie permettant de l’utiliser pour le téléphone, l’informatique et la transmission d’images »
  • une autre encore explique la nécessite de payer plus cher pour installer des bornes wifi alors que le cahier des charges de 2010 précisait (P74) que « les espaces publics, la médiathèque, la salle d’exposition, la salle de réception… devront bénéficier d’une connexion sans fil wifi»

Ainsi, la majorité municipale accepte de payer des avenants pour des points présents dans le cahier des charges rédigé en 2010 et support du contrat qui la lie avec la maîtrise d’oeuvre.

Ces avenants sont disproportionnés:

  • Alors que le cahier des charges précisait que l’équipement en courant faible devra permettre des modifications à moindre coût, comment ne pas refuser des devis facturant entre 900 € HT et 1500 € HT l’ajout de la moindre prise téléphonique ?
  • Comment ne pas s’étonner de payer plus de 70 000 € pour remplacer un marbre au sol… par un autre marbre au sol ? Le marbre de Carrare, matériau blanc fort cher, qui était prévu au sol est soudainement jugé trop fragile et trop salissant. Pour régler ce point, qui aurait pu / du être détecté bien plus tôt, le maître d’oeuvre propose de choisir un autre matériau, le botticino, marbre beige à peine moins fragile et salissant. Plus de 70 000 € pour remplacer un marbre par un marbre n’est pas logique et la réelle raison, contrairement à ce que présentait le rapport de délibération, s’affiche au détour d’une phrase des documents fournis lors de la Commission d’appel d’offres : la commune souhaitait « avoir une décoration plus chaleureuse ». Si il y en avait besoin, cet exemple montre à quel point les goûts de la majorité municipale pour le tape à l’oeil coûte fort cher aux Robinsonnais!

Inacceptables par principe, ces avenants ne le sont pas moins à l’heure où la commune multiplie les attaques contre le pouvoir d’achat des Robinsonnais par les impôts, par la tarification des activités municipales ou par les conséquences de sa politique spéculative.

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