SPL Plessis-Chatillon : toujours aucune transparence

0 commentaire Le par

Le conseil municipal du 12 novembre était l’occasion pour la majorité municipale de rétablir un semblant de transparence dans ses projets d’urbanisme. La démission du conseil d’administration d’un des élus de la majorité municipale aurait pu permettre à la majorité de mettre fin au déficit de démocratie et de transparence de la SPL Plessis-Chatillon puisqu’aucun élu de l’opposition n’y siège depuis sa création en 2013.

Pour mémoire, le maire avait mis, comme condition préalable à la désignation d’un représentant de l’opposition, le retrait des recours contre ses projets urbains , en avril 2014.

Compte Rendu du conseil d'avril 2014 - Réponse du maire à propos de la présence de l'opposition dans le CA de la SPL

Compte Rendu du conseil d’avril 2014 – Réponse du maire à propos de la présence de l’opposition dans le CA de la SPL

Nous avions refusé de céder à ce chantage honteux ! 

Pourtant, la SPL Plessis/Châtillon « agit » pour le compte de nos villes. Il n‘est donc pas admissible, sauf à vouloir dissimuler aux élus et aux habitants la réalité des projets d’aménagement et de leur conduite, de faire échapper au pluralisme politique nécessaire dans nos démocraties locales les décisions, orientations et le contrôle permanent de l’action de cette société dont les communes sont actionnaires, pour les livrer à la seule autorité des maires ou de leur représentants.

En l’état, il faudra se contenter du seul rapport annuel remis au conseil municipal par la SPL, c’est-à-dire un contrôle tardif et incomplet sur le fonctionnement et les opérations conduites par la société. La preuve : le rapport d’activité 2014 n’a toujours pas, en novembre 2015, été soumis au conseil municipal.

Pour s’assurer que les activités de cette société d’aménagement, aux pouvoirs si considérables sur nos territoires, se fassent dans le respect des principes assurant une véritable démocratie locale, la présence d’un élu de l’opposition de chaque ville au sein de cette SPL n’est-elle pas indispensable ?

En considérant l’absence de clarté de la convention de mandat accordé par notre commune dans ce même conseil municipal à cette société, cette représentation m’apparaît comme une nécessité et c’est pourquoi j’ai voté pour mon collègue, Christophe Leroy.

La majorité municipale a préféré rester entre elle et « protéger » le secret de ses projets urbains au risque de soulever beaucoup d’interrogations sur le caractère d’intérêt général que de telles opérations peuvent avoir pour qu’il soit nécessaire de les camoufler ainsi.

Soyez le premier à commenter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même thème, lire aussi :

La définition d'une DSP comme l'analyse des rapports d’activités des délégataires de DSP montrent que non! Le risque d'exploitation n'existe pas et qu'il n'y a aucune réelle exposition aux aléas
Le par
... et c'est la majorité qui le dit! Elle se rallie à notre analyse sur la halle et son parking pour mettre fin au BEA. Hélas, elle n'applique qu'une partie
Le par

Les derniers contenus multimédias