Parking de la halle : moins de 7 % payé par l’usager?

0 commentaire Le par

Le conseil municipal du 17 décembre 2015 visait à approuver le compte rendu de Q-Park, délégataire de la ville d’une Délégation de Services Publics (DSP) pour exploiter le parking sous la halle du marché. Ce parking de 440 places génère un « chiffre d’affaire » de 625 000 €. Ce montant regroupe :

  • 43 000 € de recettes réelles (abonnements et recettes horaires),
  • une subvention d’exploitation de 582 000 € que la ville lui accorde.

Ici également, comme pour le parking Cœur de ville ou la Halle elle même, les frais de sièges sont énormes puisqu’ils représentent 64 000 €, soit près du tiers des charges d’exploitation hors loyer ou 150 % des recettes réelles. Ces frais de siège relativisent la « perte » officiellement enregistrée par le parking.

Une Délégation de Services Publics plus que discutable

On peut, encore à plus juste titre, s’interroger sur le statut de Délégation de Services Public concernant ce parking. D’ailleurs, la commune dans sa réponse à la Cour des Comptes en 2007 à propos de la DSP accordée à Avenance rappelait qu’une délégation de service public peut intervenir dès lors qu’une part substantielle des recettes est assurée directement auprès des usagers et avançait même le chiffre de 20% comme seuil minimal.

Extrait réponse de la ville du Plessis-Robinson à l'audit de la cour des comptes en 2007

Extrait réponse de la ville du Plessis-Robinson à l’audit de la cour des comptes en 2007

 

Ici, les vraies recettes représentent moins de 7 % du chiffre d’affaires.

Un coût lié au montage juridique dont la majorité est seule responsable

Fondamentalement, c’est bien le montage particulier retenu pour cette opération qui coûte le plus cher à la commune. La ville verse une forte subvention pour permettre au délégataire de payer le loyer demandé par Eiffage.

Déjà l’an dernier, j’avais évoqué la problématique de ce BEA avec Eiffage. La renégociation de ce BEA, voire le rachat de la halle et de son parking, serait à mon sens, nonobstant l’accroissement de la dette que cela suppose, une source d’économie réelle pour notre commune. Cette nouvelle « dette », contrairement aux choix spéculatifs de la majorité de rachat de terrains ou à la volonté du maire d’un pôle pharaonique, serait effectivement une bonne dette. Cette nouvelle dette serait surtout l’occasion de récupérer une dette qui , en réalité, existe déjà et à la traiter comme une dette normale  pour la contrôler et prendre les mesures appropriées sans chercher à la dissimuler dans un montage compliqué.

Normaliser  ce montage complexe permettrait en outre , sans modifier les sommes versées chaque année, de réduire le nombre d’années de remboursement et serait l’occasion d’une renégociation des subventions fournies à ses « partenaires ».

Pourquoi cette solution, que nous proposons depuis si longtemps, n’a t’elle pas déjà été mise en oeuvre après toutes ces années?

Soyez le premier à commenter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même thème, lire aussi :

La définition d'une DSP comme l'analyse des rapports d’activités des délégataires de DSP montrent que non! Le risque d'exploitation n'existe pas et qu'il n'y a aucune réelle exposition aux aléas
Le par
... et c'est la majorité qui le dit! Elle se rallie à notre analyse sur la halle et son parking pour mettre fin au BEA. Hélas, elle n'applique qu'une partie
Le par

Les derniers contenus multimédias