Destruction du parc technologique : Le Plessis Robinson couvre les emprunts

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A l’occasion des débats du conseil municipal du 2 juin 2016, la majorité municipale a couvert un emprunt de 13 M€ levés par la SPL Chatillon/Plessis-Robinson pour notamment acquérir les immeubles CARNOT ET KEPLER situés dans le parc technologique.

C’est une manière maligne de poursuivre la fuite en avant spéculative voulue par la majorité qui doit conduire à remplacer les entreprises du parc technologique par des logements sans que cela se voit sur l’endettement de la ville. Cette délibération repose plusieurs questions :

  • l’accès aux services publics : quelles seront les conséquences de la très forte densification de cette partie excentrée de la ville (pour rappel, le PLU prévoit à cet emplacement des immeubles de 22 à 25 mètres de hauteur) alors qu’aucune école n’est prévue et que les plus proches sont au bord de la saturation ?
  • la circulation : l’avenue Langevin, saturée matin et soir, pourra-t-elle absorber l’arrivée des nouveaux habitants ? L’arrivée du TAC est, sinon incertaine, du moins bien lointaine. La commune refuse, pour le moment, de mettre à disposition l’étude de circulation menée en 2015 et que je n’ai découverte que fortuitement en analysant les immobilisations du compte administratif.
  • l’emploi : les immeubles acquis hébergent nombre de sociétés (d’études, de conception électronique, d’installation  thermique…). Ces sociétés devront s’exiler, emportant avec elles, les emplois.
  • l’aménageur : le choix de créer la SPL Chatillon/Plessis pour aménager notre ville alors qu’elle dispose d’un opérateur historique, la SEMPRO dont les bureaux sont précisément dans le parc technologique, ne cesse de m’étonner. Pourquoi multiplier les sociétés d’aménagement alors même que la plupart des villes n’en n’ont même pas une et que la cour des comptes s’évertue à dénoncer le nombre trop important de sociétés d’aménagement ?

Pour rappel, la majorité municipale refuse la présence de l’opposition au conseil d’administration de la SPL comme de la SEMPRO. Cette volonté d’opacité est un marqueur du maire qui préfère l’entre-soi au débat public.

Pour ces raisons, nous avons, avec mes collègues de l’opposition, voté contre cette couverture d’emprunt : alors que la dette communale atteint des niveaux historiques, cette couverture engage tout autant la ville que si elle avait fait elle même l’emprunt. De surcroît, ce rachat n’est qu’un première étape puisqu’il reste deux bâtiments à acquérir avant de pouvoir lancer l’opération d’aménagement.

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