L’accessibilité des services publics au Plessis-Robinson

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Le conseil municipal du 2 juin 2016 délibérait sur l’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’ap) du Plessis-Robinson et en particulier  sur le programme de travaux pluriannuel s’étendant de 2016 à 2025. Cet Ad’ap constitue donc le plan directeur des travaux qui permettront de rendre accessibles tous les équipements publics de la ville.

Une obligation qui date de… 2005

La mise en accessibilité de l’ensemble des équipements publics est une obligation faite aux collectivités depuis la loi sur le handicap de 2005. L’idée, à l’époque, était de se donner 10 ans, non pas pour prévoir les travaux mais pour les réaliser. Hélas, faute de volonté politique (et parfois de moyens), les collectivités, de gauche comme de droite, ont obtenu de nombreux reports et l’obligation de travaux s’est transformée en une obligation d’agenda.

Cela n’a pas empêché la majorité municipale de repousser en octobre 2015 la définition de cet Ad’ap finalement délibéré le 2 juin 2016. Étonnamment, la commission Handicap, crée en avril 2014 et jamais réunie en date de ce conseil, n’avait pas analysé et encore moins insufflé cette Ad’ap.  Cet agenda était pourtant une belle occasion de réunir la commission pour en discuter et prioriser le cas échéant, bref faire son travail de commission.

Obligation repoussée au Plessis-Robinson à… 2022

Le plan de travaux n’étant pas fourni au conseil municipal, j’ai dû attendre que les services de la ville me le fournisse et n’ai disposé que de deux jours pour analyser plusieurs centaines lignes de travaux. Comme trop souvent, seul l’élue en charge du dossier semblait avoir pris connaissance de cet Ad’ap.

Le montant total des travaux nécessaires au Plessis-Robinson pour permettre à tous les Robinsonnais d’accéder aux équipements publics est de 979 000 € étalés sur 9 ans. Ce montant, relativement faible à l’échelle de la ville, s’explique par les différentes réhabilitations récentes d’équipements publics pour lesquelles la loi imposait d’en profiter pour mener la mise en accessibilité.

Je me suis étonné que sur 979 000 €, près de 600 000€ ne soient programmés que pour les trois dernières années (soit après 2022).  

Une question de choix politique bien plus que de moyens

Le maire a, comme à son habitude, botté en touche parlant de l’Etat, des normes et des socialistes… bref a refusé de répondre à mon interrogation arguant que la commune n’avait pas les moyens.

L’accès de tous au service public devrait, à mon sens, être une priorité de chaque élu !  La ville s’endette dangereusement depuis 5 ans pour soutenir la politique spéculative de la majorité et payer son incapacité à tenir les budgets initialement prévus. Pour preuve, un peu plus tôt dans ce même conseil, les services de la ville venaient d’annoncer aux élus municipaux que le budget du pôle culturel devait être encore augmenté sans préciser le nouveau montant.

D’après mes calculs (basés sur les comptes de la ville et le suivi des avenants, donc accessibles à tous les élus), l’équipement estimé initialement à 31,5 M€ en 2011, un peu moins de 40 M€ depuis 2014, devrait finalement avoir coûté 46 M€. C’est le prix des ors et du tape à l’œil voulus par la majorité. Le dernier dépassement de la « maison des Arts », annoncé après les travaux, représente plus de 6 M€, près de 6 fois la somme qui permettrait de rendre accessible l’ensemble des équipements publics.  

L’accessibilité du Plessis-Robinson n’est donc qu’une question de choix politique. Je constate, à regret, que cela n’est pas une priorité pour la majorité municipale.

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